Les Petits Bonheurs, c’est d’abord une rencontre inattendue. Au détour d’une promenade dans le 9ème arrondissement, j’ai emprunté la rue Duperré et découvert le local de l’association au doux nom qui n’a pas manqué d’attirer mon attention.

Déjà engagé dans la lutte contre le VIH auprès d’une célèbre association de prévention, j’ai cependant souhaité me rapprocher de l’humain en le replaçant au centre de l’attention. Les Petits Bonheurs me permettant cette proximité, je n’ai alors pas hésité et me suis engagé comme bénévole, engagement qui dure depuis plus d’un an et demi maintenant.

Je travaille à plein temps la semaine mais l’organisation des Petits Bonheurs fait que des besoins naissent également le week-end, il m’est alors aisé de conjuguer vie pro, vie perso et bénévolat.

C’est toujours avec dévouement et empathie (qualités à mon sens indispensables pour ce faire) que je réalise chacun de mes accompagnements. C’est une évidence pour moi d’aider mon prochain qu’il s’agisse d’un soutien moral autour d’un café, d’une aide pour une démarche administrative ou encore d’une visite à l’hôpital.

Pour beaucoup des personnes que nous accompagnons, leur accorder du temps en les écoutant, en partageant et parfois en les rassurant est précieux car l’isolement auquel elles font face fait souvent obstacle à ces moments si chers.

Mon souvenir le plus intense fut lorsque que j’ai emmené au restaurant l’une de nos personnes suivies pour célébrer ses 80 ans, l’émotion la gagna au moment du dessert pour souffler ses bougies tellement elle était heureuse d’avoir eu une présence le jour de son anniversaire…

C’est ça « Les Petits Bonheurs », autant de petites attentions dont l’objectif est de (re)donner le sourire et de faire plaisir pour fuir la solitude !

 

Maxime Ricolleau, bénévole à l’association les petits bonheurs. Paris, 16 octobre 2019.

 

Dimanche 13 septembre, dans le cadre d’une sortie collective, nous avons pris le large avec “Marin d’eau douce” et profité d’un après-midi ensoleillé. Au fil de l’eau, nous, “moussaillons du jour”, avons été ravis de se retrouver et de vivre cette escapade nautique.

Pendant une heure nous avons vogué le long du bassin de la Villette, et ce moment de partage a été prolongé par un pot en brasserie sur les quais.

Nous sommes unanimes : cette expérience insolite et singulière est à réitérer !

Nous avons le plaisir de vous informer du lancement de nos actions à compter de la mi-septembre sur la ville de Bayonne. Pour celles et ceux qui ne le savaient pas, nous aurions dû commencer nos accompagnements individuels et collectifs sur Bordeaux et Bayonne le 1er juin dernier.

Nous nous sommes vus contraints de reporter notre implantation en raison de la crise sanitaire que nous vivons. Nous espérons agir sur Bordeaux dès le 1er janvier 2021 si nos moyens financiers nous le permettent.

Afin de multiplier nos actions, nous sommes à la recherche de bénévole sur la ville de Bayonne :

Pour en savoir plus et nous rejoindre, c’est par ici.

 

Vous pouvez dès à présent nous soutenir en faisant des dons en ligne via notre site internet :

– soit en donnant une fois, car chaque don est important…

– soit tous les mois, car le don régulier nous permet de budgéter pour planifier et agir sur le long terme et pérennise ainsi notre présence quotidienne auprès des personnes soutenues vivant avec le VIH.

Pour en savoir plus et agir à nos côtés, cliquez ici .

Nous avons le plaisir de vous informer de la nomination de Brigitte Agostini,  bénévole depuis 2013 et, à ce titre, Représentante des Usagers à l’hôpital Bicêtre depuis 2014, pour 5 ans au sein du collège des personnalités qualifiées du Conseil de surveillance de l’AP-HP.

Le Conseil de surveillance a pour mission de se prononcer sur la stratégie de l’établissement et d’exercer le contrôle permanent de sa gestion.

Pour en savoir plus : https://www.aphp.fr/nous-connaitre/organisation-de-lap-hp/instances-de-representation/conseil-de-surveillance/missions

En raison de la situation sanitaire actuelle, “Des Voix Contre le Sida” vous donne rendez-vous pour un « Concert sur Canapé », le 17 juin à 20h30 en live-streaming sur YouTube, une soirée présentée par Charlène Duval avec Equivox, les Caramels fous et Mélo’men :  https://youtu.be/K_y-adCg2Fk

“Des Voix Contre le Sida” a décidé de nous soutenir ainsi que l’association “Tandem Ile-de-France”, pour sa 18ème édition, en reversant à nos deux associations les bénéfices récoltés.

Vous pouvez dès maintenant, si vous le souhaitez, faire un don pour nous soutenir. Ces dons viendront s’ajouter aux bénéfices du prochain concert en salle:  https://www.helloasso.com/…/des-voix-contre-l…/formulaires/1

Nous vous espérons nombreux pour partager ce moment chanté et solidaire.

Au regard de la situation sanitaire en Île-de-France, du profil des personnes que nous accompagnons et de notre champs d’action réalisable, nous avons décidé de prolonger la réorganisation de nos actions durant cette crise sanitaire pour la période allant du 11 mai au 1er juin inclus, à savoir :

  • Le protocole d’intervention mis en place depuis le 11 mars dernier restera en vigueur (Protocole d’intervention – Covid19 – 11/03/20) ;
  • L’ensemble de l’équipe salariée poursuivra en télétravail (le local de l’association restera donc fermé) ;
  • La veille sanitaire effectuée par téléphone, pour s’assurer qu’il n’y ai pas de rupture dans le parcours de soins et que les plus précaires puissent avoir accès aux produits alimentaires, de premières nécessité et protections, se poursuivra ;
  • Le lien et le suivi avec les personnes soutenues réalisés par téléphone se poursuivra ;
  • Nos actions de soutiens individuels en extérieur (domicile, hôpital, établissements spécialisés) seront réalisées exclusivement pour apporter une réponse précise à une situation d’urgence, en limitant au maximum les déplacements.

Considérant la situation particulièrement préoccupante des travailleuses et travailleurs du sexe depuis plusieurs semaines, et constatant l’absence de réponse des pouvoirs publics à la hauteur des enjeux, Aides, Sidaction, Arcat, Médecins Du Monde et le Planning familial ont adressé aujourd’hui un courrier au Premier Ministre, au Ministre des solidarités et de la santé et au Ministre auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, chargé de la Ville et du Logement. Il décrit la dégradation des conditions de vie et de la santé des personnes, demande la création de mesures interministérielles pour protéger les plus fragiles, et la création rapide d’un Fonds d’urgence pour les travailleuses et travailleurs du sexe, quel que soit leur statut.

Paris, le 29 avril 2020

Monsieur le Premier ministre,
La crise sanitaire résultant de l’épidémie de SARS-CoV-2, que nous traversons, ébranle notre société, notre système de santé et met au défi notre démocratie. Les mesures de confinement et de distanciations sociales, indispensables pour lutter contre l’épidémie, ne sont pas neutres socialement.

Le Défenseur des Droits a ainsi pointé combien cette situation de crise exacerbe les inégalités sociales et touche plus durement les populations les plus fragiles et les plus précaires ; celles qui ne peuvent accéder à la protection sociale, aux droits sociaux ou aux autres dispositifs de solidarité nationale. Les travailleur.se.s du sexe font partie de ces populations particulièrement fragiles et font face, depuis le début de cette crise sanitaire, à des conditions de vie fortement dégradées mettant en danger leur santé. En effet, la mesure de confinement a signifié un arrêt brutal de leur activité entraînant de fait une baisse drastique de leurs revenus.

Les dispositifs de compensation d’urgence ou de droit commun (maintien des prestations sociales, prolongation des titres de séjour, versement d’une aide exceptionnelle de la CAF, prolongation de la trêve hivernale et ouverture de places d’hébergement) ou les réponses plus spécifiquement destinées aux personnes exerçant le travail du sexe (protocole départemental de mise à l’abri des victimes, remise en route des commissions départementales pour l’examen de parcours de sortie de prostitution et information à destination des travailleuses du sexe) ne permettent actuellement pas de limiter ces dommages car la plupart ne peut y accéder, ne répondant pas aux critères exigés.

Cela les condamne, pour les plus précaires, à un basculement dans la grande pauvreté. Un grand nombre d’entre elles et eux ne parviennent ainsi aujourd’hui plus à subvenir à leurs besoins primaires : se nourrir, se loger, se laver, se soigner. Pour leur venir en aide, des associations communautaires et/ou de santé communautaire se sont adaptées pour poursuivre des actions de terrain (maraudes, etc.) et maintenir un accueil physique, qu’elles couplent maintenant à des distributions alimentaires et de produits de première nécessité. Ces actions sont souvent réalisées sur leurs fonds propres, ou grâce à la générosité citoyenne, notamment par le biais de cagnottes solidaires.

Cette grande précarité risque de contraindre certain.e.s travailleu.r.se.s du sexe à reprendre leur activité dans une clandestinité renforcée. Ce risque nous inquiète tout particulièrement, nous associations de santé, puisque qu’il conduira à une plus grande exposition des travailleur.se.s du sexe au SARS-CoV-2, mais également au VIH et aux autres IST.

Si le travail du sexe n’est pas en soi un facteur de risque d’infection au VIH, ni d’exposition aux violences, les conditions d’exercice et les vulnérabilités actuelles des travailleur.se.s du sexe en France le sont. Celles et ceux qui n’ont d’autres choix que de reprendre une activité pour survivre risquent de le faire dans un contexte de vulnérabilités accrues, où elles et ils ne seront que peu en capacité de négocier leurs conditions d’activité. Le droit à la sécurité et le droit à la santé des travailleur.se.s du sexe sont aujourd’hui profondément remis en cause. Il y a nécessité à agir pour éviter le pire.

Associations de santé et de la lutte contre le VIH-sida, notre approche se veut pragmatique. 35 années de lutte contre le VIH-sida nous ont notamment appris qu’une épidémie ne peut se gagner sans mettre au centre de l’action publique la protection des droits. Nous avons appris qu’il était indispensable de donner aux personnes les moyens de prendre en charge leur propre santé (prévention, dépistage, accès aux soins et aux droits), à la fois à un niveau individuel et à un niveau collectif. Nous avons appris qu’une approche de réduction des risques partant des besoins des personnes, de leurs conditions de vie, de leurs capacités était bien plus efficiente qu’une approche répressive qui n’aboutit qu’à un renforcement des stigmatisations, des discriminations, des violences, et in-fine à la prolongation des épidémies.

Nous sommes unanimes sur la nécessité pour le gouvernement de prendre sans délai des mesures interministérielles qui protègent les travailleur.se.s du sexe les plus fragiles :
– mise à l’abri ou maintien dans le logement,
– accès à un soutien financier spécifique pour compenser l’inéligibilité aux aides sociales et mécanismes exceptionnels mis en place.

Demandée par les associations qui fournissent actuellement un appui matériel sur le terrain et accompagnent les personnes les plus éloignées du droit commun, nous appuyons la création rapide d’un fonds qui permettrait d’octroyer aux travailleur.se.s du sexe les plus fragiles une aide d’urgence quel que soit leur statut au regard de l’administration.

Cette aide financière doit s’inscrire au-delà du confinement, tant que la crise sanitaire et les règles induites persistent.

Nous comptons sur votre gouvernement pour s’assurer que personne ne soit laissé de côté dans cette crise sanitaire et sommes prêts à participer à la mise en oeuvre de ce fonds.

Nous nous tenons à votre disposition et vous prions d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de notre sincère considération.

Aurélien Beaucamp Président Aides
Christine Rouzioux Présidente Arcat
Philippe de Botton Président Médecins du Monde
Sarah Durocher Co-Présidente Planning familial
Florence Thune Directrice Sidaction

 

Copies à :
– Monsieur Olivier Véran, Ministre des solidarités et de la santé.
– Monsieur Julien Denormandie, Ministre auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, chargé de la Ville et du Logement

Nous vous proposons cette semaine une sélection de spectacles et one man show à découvrir ou redécouvrir :

Spectacles :

One man show :

Habituellement, nous proposons des sorties collectives qui permettent de rompre avec la monotonie du quotidien et, à travers la découverte de nouvelles activités et nouveaux lieux, de sortir de l’isolement et d’investir de nouvelles dynamiques, tout en offrant l’opportunité d’avoir accès à la culture, source supplémentaire d’échanges avec l’extérieur. 

C’est pourquoi, nous vous avons confectionné une petite sélection en ligne à découvrir et écouter sans modération :

https://www.arte.tv/en/arte-concert/
https://www.france.tv/spectacles-et-culture/
https://live.philharmoniedeparis.fr/
https://www.francemusique.fr/concerts

Et, comme nous n’allons pas régulièrement à l’opéra dans notre quotidien, c’est l’opéra qui vient à vous, découvrez Cendrillon, Les Contes d’Hoffmann, Giselle et Les Indes Galantes :

https://www.operadeparis.fr/magazine/cendrillon-replay
https://www.operadeparis.fr/magazine/les-contes-dhoffmann-replay
https://www.operadeparis.fr/magazine/giselle-en-replay
https://www.operadeparis.fr/magazine/les-indes-galantes-replay