Les Petits Bonheurs, c’est d’abord une rencontre inattendue. Au détour d’une promenade dans le 9ème arrondissement, j’ai emprunté la rue Duperré et découvert le local de l’association au doux nom qui n’a pas manqué d’attirer mon attention.

Déjà engagé dans la lutte contre le VIH auprès d’une célèbre association de prévention, j’ai cependant souhaité me rapprocher de l’humain en le replaçant au centre de l’attention. Les Petits Bonheurs me permettant cette proximité, je n’ai alors pas hésité et me suis engagé comme bénévole, engagement qui dure depuis plus d’un an et demi maintenant.

Je travaille à plein temps la semaine mais l’organisation des Petits Bonheurs fait que des besoins naissent également le week-end, il m’est alors aisé de conjuguer vie pro, vie perso et bénévolat.

C’est toujours avec dévouement et empathie (qualités à mon sens indispensables pour ce faire) que je réalise chacun de mes accompagnements. C’est une évidence pour moi d’aider mon prochain qu’il s’agisse d’un soutien moral autour d’un café, d’une aide pour une démarche administrative ou encore d’une visite à l’hôpital.

Pour beaucoup des personnes que nous accompagnons, leur accorder du temps en les écoutant, en partageant et parfois en les rassurant est précieux car l’isolement auquel elles font face fait souvent obstacle à ces moments si chers.

Mon souvenir le plus intense fut lorsque que j’ai emmené au restaurant l’une de nos personnes suivies pour célébrer ses 80 ans, l’émotion la gagna au moment du dessert pour souffler ses bougies tellement elle était heureuse d’avoir eu une présence le jour de son anniversaire…

C’est ça « Les Petits Bonheurs », autant de petites attentions dont l’objectif est de (re)donner le sourire et de faire plaisir pour fuir la solitude !

 

Maxime Ricolleau, bénévole à l’association les petits bonheurs. Paris, 16 octobre 2019.

 

Je m’appelle Hélène, j’ai 50 ans.

L’idée d’être bénévole me trottait dans la tête depuis 1 ou 2 ans. En 2020, après le premier confinement durant lequel je me suis sentie inutile face au désespoir de beaucoup de personnes je me suis décidée à chercher une association. J’ai découvert l’existence des Petits Bonheurs via la page web de l’AP-HP. J’ai trouvé le site internet de l’association très sympa et détaillé ce qui m’a donné envie de déposer ma candidature.

J’ai tout de suite été conquise par le professionnalisme, la motivation et la gentillesse des salariés de l’association et également par la sympathie et l’investissement des bénévoles que j’ai pu rencontrer. J’ai eu la chance d’être parrainée par Jean-Luc qui m’a accompagnée notamment lors de la première visite d’un patient à l’hôpital. 

Depuis, j’ai eu l’occasion de participer à différentes actions, collectives et individuelles.

Je pense à une en particulier, à Noël 2020, lorsque j’ai offert une trottinette de la part de l’association à une petite fille, ce fût un GRAND bonheur pour toutes les deux et mon engagement a pris tout son sens.

L’association Petits Bonheurs, au côté de nombreux acteurs et nombreuses actrices de la lutte contre le sida, est signataire d’un appel intitulé « Pour en finir avec le sida : 10 choix politiques – l’appel des actrices et acteurs de la lutte contre le sida et les hépatites » qui se trouve en pièce jointe de cet article.

Cet Appel a pour but d’interpeller les candidats aux élections législatives et à la présidentielle dans les semaines à venir.

Il rappelle que :

  • L’épidémie à VIH n’est pas terminée et que pour atteindre les objectifs fixés en 2030, il est essentiel de maintenir les moyens et d’accélérer la réponse ;
  • La fin de l’épidémie suppose des engagements politiques concrets qui vont au-delà du VIH et des hépatites, et touchent aux inégalités sociales de santé.

Il propose 10 choix politiques à mettre en œuvre pour atteindre l’objectif zéro (0 nouvelle contamination au VIH, 0 nouveau cas de sida, 0 discrimination). Il est question de choix relatifs à la santé publique, à la protection sociale, à la démocratie en santé, l’accès universel aux soins, à la défense des droits de chacun.e, l’accueil des personnes exilées, aux inégalités sociales et territoriales, ou encore à l’éducation, la recherche ou la santé mondiale.

Pour rappel, un peu plus de 6000 nouvelles infections par le VIH ont été découvertes en France en 2019, touchant le plus souvent des personnes discriminées par les conditions sociales dans lesquelles elles vivent ou stigmatisées par le regard que la société pose sur elles.

Le VIH est, en retour, une source de discrimination et de stigmatisation pour les  personnes vivant avec le VIH,  dont les étrangers malades.

La stigmatisation et la discrimination, qu’elles soient sociales, ethniques, religieuses, liées à l’orientation sexuelle, au genre, ou à l’état de santé, sont  donc des barrières  majeures  à  la  fin de la pandémie de sida car elles entravent l’accès à l’information,  à  la  prévention, au dépistage, et au soin.

Par   conséquent,   la   lutte   contre   ces  inégalités,  à  la  fois  causes  et  conséquences  de  l’infection  par  le  VIH, est indispensable.

 

 

LE VIH NE FAIT PAS DISPARAÎTRE L’AMOUR. PAR AMOUR, FAISONS DISPARAÎTRE LE VIH.

Le week-end du SIDACTION 2022 aura lieu les 25, 26 et 27 mars prochains.  SIDACTION et ses 33 partenaires – dont deux nouveaux, FUN RADIO et LA CHAÎNE L’EQUIPE – restent engagés pour trois jours de mobilisations, de sensibilisation et de collecte. Fragilisée par deux années de pandémie, la lutte contre le SIDA a plus que jamais besoins de vous.

Le VIH/sida est l’affaire de toutes et tous.

C’est l’affaire des jeunes, car, en France, 14 % des nouvelles découvertes de séropositivité concernent les jeunes de moins de 25 ans.

Et c’est aussi l’affaire des moins jeunes, car 22 % de ceux qui ont découvert leur séropositivité en France, ont plus de 50 ans.

C’est l’affaire des parents, parce qu’1,7 million d’enfants vivent avec le VIH dans le monde.

C’est l’affaire des femmes, parce que le virus du sida reste la première cause de mortalité chez les femmes âgées de 15 à 49 ans.

La crise sanitaire continue de fragiliser les activités de lutte contre le sida en France et à l’étranger : selon l’ONUSIDA, 7,7 millions de décès pourraient être liés au sida entre 2021 et 2030 dans le monde[2] si la couverture des services de prévention et des traitements n’évolue pas rapidement. La situation en Ukraine, l’un des pays les plus affectés par l’épidémie de VIH en Europe de l’Est, pourrait accroître ce risque.

En France, on observe une chute de 14% des dépistages depuis le début de la crise sanitaire. Cela engendre un retard dans la mise sous traitement des personnes et fait courir un risque pour leur santé et une d’augmentation des nouvelles infections.

Sidaction craint de voir le virus gagner du terrain. La lutte contre le sida est en péril et les progrès acquis avant la crise sanitaire liée à la Covid-19 sont mis à mal.

Cette année, Sidaction appelle à la mobilisation du plus grand nombre au nom d’une valeur universelle : l’amour. Le VIH ne fait pas disparaître l’amour, mais par amour, nous pouvons faire disparaître le VIH.

Sidaction, ensemble et toujours là contre le sida !

NB : Sidaction soutient depuis de nombreuses années des associations de lutte contre le sida, en Ukraine et en Roumanie. Nous évaluons à l’heure actuelle les besoins des populations impactées par le conflit, notamment ceux des personnes vivant avec le VIH se trouvant en rupture de soins. Un fond d’urgence sera mobilisé pour soutenir l’action des associations œuvrant en Ukraine et dans la région.

RENDEZ-VOUS LES 25, 26 ET 27 MARS PROCHAINS

POUR UN WEEK-END EXCEPTIONNEL.

PARCE QUE NOUS SOMMES TOUS CONCERNES, SOYONS TOUTES ET TOUS MOBILISES !

FAITES UN DON A SIDACTION POUR SOUTENIR LA RECHERCHE, LES ASSOCIATIONS ET LES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH !

Pour télécharger le dossier de presse,cliquer ici

Bénévole HOIZAY Serge 61 ans, dans l’association depuis cinq ans

J’ai ressenti la nécessité d’agir au sein d’une association d’entraide envers ceux qui vivent le VIH depuis que j’ai assisté impuissant au harcèlement et l’éviction d’un collègue de travail. Sa séropositivité a été dévoilée sans son consentement, certains de mes camarades le considéraient comme un pestiféré, refusaient de s’en approcher, et pour finir il a été déplacé ailleurs, je ne sais où …Je n’ai pu que lui donner mon amitié, et j’étais révolté par cette injustice.

J’étais en fin de carrière et je désirais utiliser mon temps à apporter mon énergie et ma disponibilité à une association. J’ai découvert « Les Petits Bonheurs » sur internet, la réponse exacte à mes attentes, l’aide, le respect, l’écoute et l’amitié envers tous ceux et celles qui vivent le VIH.

J’ai enfin pu agir pour améliorer leur quotidien, apporter un peu d’air extérieur à la vie médicalisée, proposer des instants récréatifs et surtout rompre avec la solitude. J’accompagne les activités collectives (sorties bateau-mouche, pique-nique, ciné etc.) et je m’épanouis dans l’action individuelle (accompagnement en hôpital, rendez-vous administratif, etc.).

En retour je ressens très fréquemment la gentillesse, le sourire, le bien-être de ceux que je rencontre. De même l’organisation, le soutien, les formations, la présence des membres de l’association me cadrent et me guident efficacement dans mon quotidien. Je m’y sens vraiment à ma place.

J’ai rencontré Mme C. à l’hôpital, très affaiblie, déprimée. Je l’ai revue jusqu’à sa sortie et elle a souhaité ma présence pour l’accompagner dans ces démarches. Petit à petit elle a remonté la pente et sa santé s’est grandement amélioré. Je l’ai vu retrouver un physique superbe, une grande vitalité. Elle m’a souvent affirmé que sans l’association elle n’aurait pu revivre. Aujourd’hui encore nous restons en contact, et j’en suis très heureux.

Bonjour je m’appelle Albina, j’ai 56 ans, je suis aux Petits Bonheurs depuis 2018.

Je suis arrivée dans l’association par le biais de ma fille qui, un jour, m’a proposé de l’aider en tant que bénévole et depuis j’y suis restée, ce qui m’a aussi permis d’apprendre beaucoup de choses sur le VIH.
Le contact, les relations, autant avec les bénévoles que les personnes que nous suivons, me plaisent beaucoup. L’aide aux personnes pour moi est très importante : étant aide à domicile, je sens les besoins des personnes et perçoit beaucoup de reconnaissance, même si elle n’est pas exprimée.

Aux Petits Bonheurs, j’ai retrouvé l’humanité, l’écoute, le partage d’un moment qui peut paraître pas grand-chose mais parfois peut faire la différence, un peu de bien-être et de plaisir. Ce fut notamment le cas lors d’une sortie pour un anniversaire qui m’a particulièrement marquée.
La personne m’a fait part de son envie de fabriquer des bijoux à partir de perles : nous lui avons offert un set et depuis nous recevons de temps en temps des photos de ses créations.

Cette personne ne connaissait pas grand monde sur Paris et était ravie et très touchée de notre moment passé ensemble ; et moi également au fil de nos rencontres lors d’accompagnements individuels ou collectifs.

Chaque personne est différente et j’espère leur apporter un peu de réconfort comme notamment lors des appels que je leur passe pour souhaiter les anniversaires : un petit pas pour nous et un pas de géant pour eux.

En ce début d’année, nous remercions l’ensemble des personnes qui ont soutenu financièrement Les Petits Bonheurs en 2021.

2021 a été une année très complexe qui a impacté fortement les personnes que nous suivons et donc nos modes d’accompagnement et notre organisation également.

L’ensemble des dons que nous avons recueilli ont, comme d’habitude, été entièrement affectés à la réalisation de petits bonheurs qui redonnent des envies à la vie et un peu de joie dans des quotidiens parfois moroses.

Un grand merci à …

… nos donateurs réguliers qui ont mis en place un versement mensuel ! Une aide précieuse qui nous permet de prévoir des petits bonheurs au long cours :

Serge, Clotaire, Pascal, Gérard, Maelyss, François, Muriel, Vincent, Denis et Solène

… nos donateurs ponctuels, souvent fidèles d’une année sur l’autre, qui nous permettent de réaliser des petits bonheurs avec un peu plus de « Waouh ! » :

Philippe, Maxime, Marie-Josée, Fabienne, Bérangère, Elbert-Jan, Jean-Alexis, Yves, Guy, Gilles, Marie-Louise, Eric, Laurent, Arnaud, Charles, Cédric, Nicole, Dominique, Cécile, Michèle, Gilbert, Jean, André, Olivier, Marc

… tous les donateurs qui ont contribué à notre appel aux dons de fin d’année (via la plate-forme kisskissbankbank) pour disséminer des grands bonheurs durant la période des fêtes et encore en ce début d’année 2022 !

Xavier, Julien, Mélody, Maelys, Pascal, Serge, Nathalie, Thomas, Olivier, Andrew, Aymeric, Vincent, Patrice, Marie-Josée, Daniel, Maxime, Vincent, François, Claire, Jérémie, Sophie, Clémentine, Christine, Romane, Violette, Guillaume, Robert, Mélodie, Laura, Camille, Claude, Cathy, Ludmila, Florence, Anne-Caroline, Alix, Emilie, Laura, Clara, Ilufette, Christophine, Solène, Antoine, Marie-Claire, Matthieu, Hayet

et à celles et ceux, fidèles soutiens ou anonymes, qui ont participé au bingo à la Folie Paris début décembre pour une collecte record !

Ces dons sont pour nous des marques vitales de soutien qui nous confortent dans notre engagement quotidien et dans notre envie de faire plus et mieux pour toutes les personnes que nous accompagnons.

Sans vous, les Petits Bonheurs ne seraient pas ce qu’ils sont.

Merci, merci, merci.

Encore une très belle année 2022 pleine de bonheur à vous toutes et tous !