Je fais des actions de bénévolat avec des personnes vivant avec VIH depuis plusieurs années.
Compte tenu de contraintes professionnelles liées à des déplacements fréquents, j’ai cherché une association ou je pourrais m’investir ponctuellement.

Par le biais de la soirée des « voix contre le Sida » j’ai découvert l’association « Les Petits Bonheurs ».
Après avoir eu des entretiens avec les responsables de l’association, j’ai commencé par des actions collectives, déjeuners d’anniversaire, sorties au théâtre, balades…
Maintenant, je m’investis plutôt dans des actions individuelles.

J’ai été en contact avec un monsieur, seul et âgé, nous sommes allés au théâtre pour son anniversaire, et comme il était hospitalisé pour de longues durées, j’allais le voir à l’hôpital. Souvent, il n’avait pas le moral, alors, nous discutions de choses et d’autre, très peu de la maladie, quand je repartais il avait le sourire, et nous étions contents tous les deux.

En ce moment, j’ai des contacts réguliers avec un monsieur de 78 ans, qui lui aussi vit seul et est handicapé par les traitements lourds.
Il rêvait d’aller au Louvre et au musée d’Orsay, nous avons donc organisé les sorties, suivies d’un restaurant… ça lui a permis de sortir de son quotidien, il était enchanté… et moi aussi, d’avoir passé de bons moments d’échange et de partage.

Nous papotons régulièrement au téléphone, c’est important parce que, très souvent, les gens sont isolés, sans famille, sans amis, sans lien social.

Toutes ces petites choses, qui pour moi sont ordinaires, tel que prendre un café, me promener dans Paris, échanger, aller au restaurant, au musée, sont, pour des personnes isolées par la maladie, des moments extraordinaires…

Tous ces « petits bonheurs » qui rendent la vie plus douce…